ATTENTAT SONORE
-Opération : infiltration-

FERAROCK : "Opération : Infiltration est le nouvel album d’Attentat Sonore. Direct, et sans artifices. Depuis 1988, Attentat Sonore balance un punk déterminé à briser les barrières. Chant mixte, basse, guitare, batterie. Point. Le groupe se retrouve dans l’énergie des groupes hardcore de la première vague et dans les aspects positifs de la scène anarcho-punk. Un message rageur mais constructif qui lie le groupe à la scène DIY internationale. Sur disque, ou sur scène, en France et en Europe, dans les squats ou des salles plus officielles, on tâche de construire quelque chose, de façon souterraine certes, mais avec passion et détermination. Et sur scène, Attentat Sonore n’en oublie pas pour autant le fun indispensable à la survie ! Après plusieurs tournées, et un album co-produit notamment par FZM, Attentat Sonore revient avec deux disques, un 45 tours partagé avec les pionniers du hardcore punk américain, M.D.C., et un nouvel album disponible en vinyle couleur ou CD digipack, Opération : Infiltration, enregistré fin avril 2011 à Orléans par Pierre, chanteur des Burning Heads. Le tout illustré par Lem, qui se charge de l’essentiel des pochettes du groupe depuis 2006."

 

VERDUN
-La rage intégrale 1983/1993-

Voici enfin la réédition en double cd digipack de ce super groupe anarcho-punk qui se faisait attendre et qui vient d’arriver . Un très beau visuel réalisé par Melvin (livret 24 pages) et un mastering réalisé par Vinvin Heyoka ! Une anthologie qui regroupe tout ce que le groupe a fait, y compris des morceaux inédits, qui auraient du figurer sur leur troisième album (jamais sorti)..... voilà, et ce pour 10 euros uniquement! voici un petit historique du groupe par eux-mêmes (extrait du livret) 1981 : Karl (basse) et Jean-Luc (guitare) fondent Verdun. Les influences passent par les grands classiques de 1977 : Clash, Chelsea, Siouxsie and the Banshees, Sex Pistols, X Ray Spex, Generation X, Damned, Ramones... et ceux de la seconde génération, en pleine expansion au moment de notre création : The Exploited, Uk Subs, Discharge, GBH... 1982 : Les concerts s’enchaînent en Basse Normandie, nous jouons partout où c’est possible et même dans une kermesse catholique où on nous coupe le courant. Le curé nous traitant de terroristes... Excepté Karl et Jean-Luc, les autres membres sont instables, en particulier les batteurs qui défilent. Le départ de Gilles, au chant, met un terme à la première formation très impactée par l’usage de drogues diverses et variées. 1983 : Avec l’arrivée d’ Eva au chant et de Kurt à la batterie, c’est le véritable Verdun qui voit le jour. Cette arrivée se concrétise par une première démo, largement colportée par les fanzines et l’exportation du groupe et de sa démarche vers l’Allemagne, la Belgique et les Pays Bas. C’est l’époque où la vague « Chaos en France » bat son plein et Verdun fait l’effet d’un OVNI. Il y a peu de groupes français comparables, excepté Karnage par exemple, qui opère sur le même registre. Nous constatons une certaine « droitisation » du punk en France, soutenue par des hordes de skinheads au minimum nationalistes avec qui les heurts sont fréquents. 1984 : Deuxième démo et percée en Allemagne où nous allons nouer des relations durables. Après Argentan, nous allons quitter Evreux pour aller vivre à Rouen. C’est une période décisive pour le groupe qui va nous conduire rapidement au cœur du mouvement parisien. 1985 : Premier maxi sur le label New Wave Records : « Smash the H.Blocks ». entretemps, nous avons beaucoup prisé des groupes pré-gothiques tels que Sisters Of Mercy, X-Mall Deutschland, VirginPrunes et intégré ces nouvelles influences. Le maxi frappe fort et le contenu explosif nous vaut une surveillance policière, au même titre que beaucoup d’autres personnes du mouvement à cette époque (y compris les skins d’extrème droite). C’est aussi l’année de notre première tournée en Allemagne dont le point culminant sera le concert dans le grand squat d’Haffenstrasse à Hambourg (San Pauli). Des membres du groupe Baader-Meinhof y auraient trouvé asile, d’après les propos tenus sur place et des hélicoptères de surveillance survolaient sans cesse le site. Sur les autoroutes, il y avait partout des flics, des militaires et les contrôles aux frontières étaient très poussés. 1986/1987 : Le groupe enchaîne les concerts et le deuxième maxi ep « Notre combat » sur New Wave Records. C’est la fin de la deuxième époque. Jean-Luc quitte le groupe et fonde un foyer. Il est remplacé par Claude (guitare), déjà présent dans la première formation. Nous échangeons beaucoup avec la scène U.S., qui est d’une richesse extraordinaire. Nous commençons à sérieusement intégrer des influences hardcore. 1988/1989 : Autre étape majeure qui assoit la notoriété punk du groupe dans la scène punk/hardcore. Appliquant l’esprit « do it yourself », le groupe fonde son propre label « Plastic Doll Records », sur lequel sort le premier LP « C’est pour demain », pierre angulaire de notre création. Accessoirement, nous organisons aussi des concerts pour faire jouer les autres (Les Thugs, Les Wampas, Kolérat,...). Nous sommes revenus à Argentan sur nos bases de départ. Cet album nous vaut les félicitations de Jello Biafra, ce qui pour nous, constitue une véritable consécration. Les Dead Kennedys ont été à nos yeux un des groupes punk américain de première importance, bien qu’il y en ait beaucoup d’autres moins connus, mais bourrés de talent. 1989/1990 : Sortie du deuxième Lp « American dream » sur Plastic Doll Records qui conforte le groupe dans sa lancée. Claude est parti, la guitare est à présent tenue par Karl qui est remplacé à la basse par Jeg qui joue sur l’enregistrement. 1990/1991 : Jeg est parti, remplacé par Fabrice à la basse, avec qui nous tournerons beaucoup jusqu’à la fin du groupe. Nous composons les morceaux du troisième LP. L’ambiance musicale prend une tournure plus speed, sans pour autant renier l’esprit de Verdun des débuts. Nous ferons une de nos plus grandes tournée sur la Belgique, L’ Allemagne et la Suisse en trois phases successives, en grande partie organisée par nos amis de Düsseldorf : le groupe « Die Schwarzen Schafe ». 1991/1993 : Nous nous trouvons dans une période de difficulté financière, le LP ne peut pas sortir et malgré des propositions à l’ étranger, le groupe finit par splitter. Fabrice rejoint son groupe d’origine et Kurt arrête la musique, de guerre las. Les multiples changements de line-up inhérents à un groupe finissent par devenir nuisible et provoquent un étirement dans le temps des projets à concrétiser. Avec le recul, nous regrettons amèrement n’avoir pas fait paraître ce dernier opus. Il n’y aura pas de retour en arrière, Eva est décédée......... -Karl (2012)-.

 

THE CAPACES
-Everything it is, I'm against it!-

CORE AND CO : The Capaces se forme en 1998 à Barcelone. Les membres du groupe se décrivent eux même comme un ramassis de rednecks buveurs de bière et fans de films de zombies pour qui le Punk est un style de vie et non une simple mode pour ados boutonneux. Rien de très engageant, ni de très original s'il n'y a avait pas la présence de la tornade MARTILLO derrière le micro. La jeune femme développe, en effet, une énergie scénique et sur disque qui n'a rien à envier aux prestations pleines de bruit et de sueur d'une certaine Wendy O Williams (rip). D'une voix rauque, elle aligne les mots comme d'autres les balles de mitrailleuse, envoyant bouler dans les cordes un paquet de mâles énervés du gosier. De plus, la gourgandine maîtrise bien l'anglais, ce qui ne gâche rien. Baptiser un album d'après une citation de Groucho Marx est une preuve évidente de bon goût. L'écoute répétée et intensive de ce brûlot le confirme amplement. Les 16 compos de la plaque sonnent comme des coups de tonnerre aussi brefs que violents. En effet, aucune d'entre elles ne dépassent les deux minutes montre en main. Transpirant l'urgence, les morceaux ne sont pourtant pas brouillons dans leur exécution grâce à l'évidente maîtrise des musiciens et surtout de Cleve le gratteux. Le son est juste crade comme il se doit, situé pas si loin d'un Death Alley de Zeke. Car si les Ibères citent religieusement les Dead Boys et Poison Idea, c'est invariablement à la méchante bande de Seattle qu'ils renvoient. Même volonté de tout balancer en un minimum de temps, même solos furibards et même débit vocal d'hystérique ne suçant pas que des glaçons. Une décharge d'adrénaline pure comme un exutoire ou un remède à la folie qui nous guette tous. The Capaces se gargarise avec de la nitro, gobe du semtex et crache du napalm. A l'instar des Hollandais de Peter Pan Speedrock, la bande délivre une mixture à haut pouvoir énergétique, capable de plaire à n'importe quel amateur de rock couillu. "Shut the fuck up" et "Stay punk" !

 

HEYOKA
-Étas des lieux-

LE TEMPS DÉSARTICULÉ : De retour sur scène depuis trois, quatre ans, Heyoka a enregistré fin février 2012 un nouvel album, douze titres, intitulé Etat des lieux. Mis en boite au Spirou Studio dans les entrailles de la Luna Rossa (Paris, 13e), quinze ans après "Demain sera..." cet opus fait le constat d'un monde au bord du gouffre tout en appelant à un sursaut, à la révolte des peuples. Des peuples, pour certains, déjà en marche, à tâtons, reprenant en main leurs vies, pour un autre futur. Musicalement, l'énergie, la qualité des compositions et des arrangements de ce disque, sont au poil. Une musique accompagnant les voix chaudes et claires de Syster et Vinvin. Parmis nos titres préférés citons : "Dans l'ombre", "Manifeste", "Piqueteros". Le digipack et ses remarquables illustrations épurées, en rouge sur fond jaune clair, ont été réalisées par Yann HXC. Disponible en CD et en vinyle, co-produit par le groupe et cinq labels-distributeurs cet "Etat des lieux" donc peut être commandé chez Maloka, Zone Onze Records, Deviance, General Strike et La Distroy. En conclusion, cet album est une agréable surprise est devrait avec le temps constituer une référence pour la scène anarcho-punk dont se revendique, sans forfanterie, Heyoka.

 

THE DECLINE !
-Broken hymns for beating hearts-

METAL SICKNESS : "Des pistolets mitrailleurs Thompson 1921, une Traction de Citroën, des bérets, des bretelles, des gilets de costumes trois-pièces, des favoris, des airs patibulaires (mais presque)… on se croirait revenus au temps de la prohibition du Chicago des années 30, telle une brise nostalgique et sanglante ressurgissant du passé entre les comparses de Al Capone et Les Incorruptibles de K. Costner et de S. Connery. Mais que cache réellement cet artwork de "Broken Hymns For Beating Hearts", premier album de rennais de The Decline ! ? Et bien la réponse est simple : une fraîcheur inattendue. Cet opus cache 13 titres moulés dans une veine punk aux saveurs rock et folk, à moins que cela soit du folk ’n rock aux touches punk… Bref, peut importe le sens de l’interprétation, une chose est sûre, c’est que ce mélange est réussi et captivant, en plus d’être peu commun. Un album, évadé des tréfonds de l’ennui et de la resucée, qui vous tiendra assurément en haleine au moins 40 minutes (si ce n’est plus). Le sens des mélodies rock et punk semble être une de leur marque de fabrique. Le bassiste, Cedric, rend la chose très organique et chaleureuse avec ces lignes clairement mise en avant ("I’m Not Like You", "Always Run", "No Price"). David et ses fûts vous transporteront, vous séduiront, vous convaincront. Goose et Xavier, les gratteux, jongleront avec l’amplifié et l’acoustique, offrant un panel étendu de sonorités chatoyantes. Par ailleurs, ne vous attendez pas à la présence d’éructations vocales stridentes et déchirantes. Le timbre éraillé de Kevin se plaçant plutôt du côté des conteurs (ce n’est pas du Lou Reed sur du Metallica non plus, faut pas déconner), avec une prose chantée légère et enivrante. A certains égards même, le parallèle peut être fait avec certains inspirations à la Noir Désir (’’One Of Them", ’’Alone In My Grave"). Et bien que l’artwork réalisé par Patrice Poch symbolise une violence à l’état brut, leur son est bien loin de provoquer ecchymoses et autres points de sutures. C’est inévitablement dû à leur côté rock folk, issu notamment de ’’Let’s Get Drunk", ou du binôme chant / guitares acoustiques de "Alone In My Grave". Les titres ’’If You Ever" et ’’The City’s Mine’’ étant à mon sens les meilleurs compromis de chacune des caractéristiques décrites ci-dessus... "I wont come back, I wont come back to town no more" me surprends-je à fredonner. Mais tout ce côté gentillet ne les empêche aucunement de rentrer gracieusement dans le lard avec des compositions plus punchy et très punk dans le fond de l’âme (’’I’m Not Like You", "A Punch In My Head", "Concrete"). On est d’ailleurs en présence de titres rondement bien emmenés et exécutés, assaisonnés ci et là de solos qui donnent du relief (’’The City’s Mine’’), le tout renforcé par une production de qualité (sur ce point difficile d’en attendre moins avec les progrès technologiques) et par un enchaînement parfait de leurs titres. "Broken Hymns For Beating Hearts" de The Decline ! est une vraie belle découverte, et pour un premier jet au long terme (un EP existe), on ne peut qu’être enthousiaste quant à la suite de leur aventure. La qualité intrinsèque de la production de ce quintette étonne, et cela ne serait pas volé si vous vous mettiez à entonner leurs refrains dans les rues de France et de Navarre."

 

BRASSEN'S NOT DEAD / LORAN XXX
-La mauvaise réputation-

DEAD CHURCH : (Publié à l’origine dans Le Tafeur N°46) Qu’il est beau ce sept pouces rouge transparent empaqueté qu’il est dans un poster dépliable A3 double face dans un esprit très comics signé Ant Man ! Au programme sur chaque face une reprise de la fameuse Mauvaise réputation de l’ami Georges Brassens. Que l’on soit fan, ou pas du tout, de l’art subtil de la reprise, et en particulier de l’homme à la pipe, il se trouve que pendant ce "duel" inattendu entre les BND au son très lourd limite metal et le Loran qui s’éclate de sa manière unique avec pour compère le volubile scratcheur Be High, on passe un bon moment à l’écoute, le point négatif étant, bien sûr, qu’il faut rapidement se lever pour en remettre une face, le total dépassant à peine les cinq minutes. Un bel objet pour les amateurs de vinyles et de rock’n’roll. L’idée d’une série est presque tentante. Quel morceau pour un hypothétique prochain volume ?!

 

ADOLESCENTS
-O.C confidential-

MÉTALORGIE : Groupe américain formé à Fullerton (Ca.) en 1980. Avec les Bad Brains, Minor Threat et beaucoup d’autres, The Adolescents sont considérés comme l’un des groupes majeurs de la scène Punk-Hard-Core des Eighties. La formation voit le jour après le départ de Steve Soto d’ Agent Orange en décembre 1979. Le line up originel comprenait Tony Cadena (chant), Steve Soto (basse), Frank Agnew (guitare), John Donovan (guitare) et Peter Pan à la batterie. Le groupe sort son premier seven, intitulé "Amoeba" la même année chez Posh Boy Records. The Adolescents signent chez Frontier Records en janvier 1981 et enregistrent leur premier album éponyme le mois suivant. Le succès est au rendez-vous. Les californiens se séparent en août 1981. Cadena forme The Abandoned, Soto et Agnew rejoignent Legal Weapon, Royer forme DI et Rikk Agnew rejoint Christian Death. Il faut attendre 1986 pour que l’on entende à nouveau parler de The Adolescents. Le groupe revoit le jour sous le line up original. Pas pour longtemps. Avant l’enregistrement d’un nouvel album, Royer et Agnew quittent la barque, tous deux remplacés par Sandy Hansen et Alfie. Brats in Battalion sort en août 1987. A la fin de l’année 1986, Alfie retourne à l’université et cède sa place à Dan Colburn pour quelques mois. Puis Colburn et Cadena laissent tomber. En 1988, Agnew et Soto recrutent Paul Casey mais, après quatre mois, ce dernier est obligé de faire ses bagages. Après une tournée, The Adolescents sortent Balboa Fun Zone. Le groupe splitte une seconde fois en avril 1989. The Adolescents se reforment en 2001 pour fêter le vingtième anniversaire du premier album. Quatre ans plus tard, sort O.C. Confidential chez Finger Records. et tout dernièrement vient de sortir un nouvel album : "the fastest kid alive" sur le label Concrete Jungle !

 

CHAOTIK NOODLES
-Déœuvre complète 1994/1996-

DEAD CHURCH :Les Nouilles Chaotiques n’ont sévi que deux ans, l’espace de deux démos ici regroupées par Manu de Zone Onze qui a death-y-dément le chic de ressortir de très belles choses (FLITOX, ZABRISKIE POINT, HEYOKA...). Formé de membres éminents des VALSEUZES, HEYOKA ou encore MOLODOÏ, CHAOTIK NOODLES brillait par un punk rock schizophrène qui lorgnait à la fois vers la critique sociale (Hirochirac, L’eau, l’air et le feu, Socialement vôtre...) et le délire effréné (La Bouillabaise, Ribou dub, Vade retro papum...). Agressif et néanmoins mélodique, ce CHAOTIK NOODLES, qui fait parfois penser aux fabuleux TOTEN HOSEN, mérite une redécouverte. Not dead !

 

HEYOKA
-Piqûre de rappel [1991-1997]-

RUIN NATION (Allemagne) : Brandnew Released by our dearest French Anarchist Collective. This is HEYOKA, for those of you who don´t know them, they have been around in France for quite some years now and along with LA FRACTION and KOCHISE they are the top 3 of amazing and energetic French Anarcho Punk Bands and live acts. HEYOKA have a quite melodical but efficient, powerful and catchy drive in their music without touching the melodic punk genre too much and overall some amazing sounding Female vocalist bringing the politics upfront. My fave is still after so many years "Unheil" a song with german lyrics that makes you raise the fist once again and kick some asses. This beautiful Double CD includes HEYOKA´s first LP as well as their 7" EP plus some very solid Live recordings. This is highly recommended !



LA DISTROY : Voici enfin une réédition CD concernant l’un des groupes majeurs des années 90. Double CD en réalité pour présenter une anthologie (et + si affinités) d’un des meilleurs groupes de punk rock que l’hexagone ait engendré. Sur fond de mélodies super bien envoyées, avec un chant mixte (à dominante féminine tout de même), le groupe a écrit et chanté sur les violences conjuguales, le capitalisme, l’armée, l’isolement psychiatrique, le zapatisme, les squatts... 45 titres (sur 2 CDs) avec pas mal de versions live, quelques versions inédites et bonus surprises (dont la fameuse reprise de Solidarity des Angelic Upstart). On retrouve même la toute première démo 9 titres, faite avec une boite à rythmes ! Un gros livret avec une partie des textes (les textes manquants sont sur leur site internet) et surtout un manifeste politique et social ultra intéressant à lire et qui développe une approche politique au delà de la simple musique. Parceque le punk, ce n’est pas que de la musique justement. Bref, un réel plaisir de réentendre toutes ces "grands classiques" de l’anarchopunk français, avec la joie de pouvoir à nouveau les croiser sur scène ! (Heyoka aurait réinventé le concept de reformation réussie ?)



PUNK HC INTERNATIONAL : HEYOKA "piqûres de rappel 1991-1997" 2xCd. Décidément c’est la folie des rééditions luxueuses (cf ci-dessous). Depuis le temps qu’on l’attendait celui-là ! Alors d’abord, l’objet est super classe : double digipack + livret conséquent qui regroupe quasiment tout ce qu’a fait le groupe, 46 titres au total. Moi je vais être franc, le disque est super pro et j’aime beaucoup ce que fait YannHc, mais là je trouve que ça ne retranscrit pas le style HEYOKA. Ils ont à peine remis les pochettes originales, qui étaient pourtant pas mal. Ensuite, je trouve que ça manque de photos (pour être plus précis : y’en a pas). Sinon, je trouve que le son des premiers enregistrements, la démo et le Ep, ne bénéficient pas d’un super son. Je me réjouissait de pouvoir les réécouter sur Cd, et comme souvent le transfert en numérique ne passe pas très bien. Et pour finir, je suis archi-dégouté qu’ils aient viré deux titres de la démo !!! C’est inadmissible, putain, avec la première chanteuse en plus, alors qu’il y avait la place de les rajouter sur le disque ! Grrr... Bon, ça c’était pour les critiques ! Après, il reste qu’HEYOKA ont sorti trois disques géniaux : la démo, superbe malgré son pompage des thèmes de chansons de BERU (ha non, j’avais dit que j’arrêtais les critiques !). Le Ep, qui est pour moi l’un des plus beaux disques jamais sorti dans l’histoire du punk, 20 ans après je l’écoute toujours régulièrement ; super textes, musique hallucinante, et la plus belle voix féminine jamais entendue dans le punk. L’album ; plus hardcore, avec des textes moins naïfs, est très bon aussi (sauf les nouvelles versions de la démo qui sont à mon avis moins bien). Et, bonus surprise sur ce disque : ils ont remis des enregistrements que je ne connaissais pas, du tout début, avec Adeline et une boite à rythme : fan-tas-tiques !! Originaux, poppy, naïfs à souhaits, j’ai adoré. Voilà. Vous savez tout. Et j’ajouterai que depuis leur reformation y’a de bons concerts qui trainent sur Youtube, filmés en 2009.

 

FAT BEAVERS
-Still don’t know what to do-

ADDICTIF : Fat Beavers "Still Don’t Know What To Do" (Build Me A Bomb/Falling Down/Slow Death/Wee Wee/Middle Class Zombie Attack/Sclérose/Rejuvenation/Zone Onze/Fat Beavers) Whoa, cette association de malfaiteurs ! La plâtrée de labels pour sortir ce petit chef-d’œuvre de niaque... un power trio qui frappe vite et fort façon ninja... punk-rock bourré d’ingrédients divers et délicieux, comme ces cocktails multi-vitaminés ! Slurp !
Les Fat Beavers ça part dans tous les sens, c’est comme une bagnole sans freins, c’est épileptique ! Du punk-rock coupé à la pop, aux guitares grinçantes et aux chants (féminin et masculin) totalement décomplexés, qui s’entrecroisent, ça dérape, ça s’emballe, c’est hyper-cool... Les titres déboulent à fond les manettes, les influences sont multiples, on y retrouve en vrac les Angry Samoans, les Descendents, Wipers, X-Ray Spex, Smudge, les Wynona Riders et même Heavenly !!!... Hé ouais, ils chiquent aux punks, ils attaquent de façon frontale ("Red Blue Green") mais le trio est aussi sacrément doué pour pondre des petites bombes mélodiques bien touchantes, comme sur "Summer", "Dentist" ou "My CAAD9"... Un vinyle vert du plus bel effet (mp3 dispo également, pour coller au XXIè siècle) pour une rondelle folle comme le Perrier... ça fout la patate, ça fait sourire et taper de la semelle, bref une bonne claque aux humeurs grincheuses et à la morosité de ces temps de crise... trop bien. — -Jackal Mickson-

 

FLITOX
-Morceaux choisis-

ADDICTIF : Cette nouvelle compilation du groupe Flitox comble les manques de la récente "nécroanthologie" parue l'an passé. C'est à dire qu'elle rassemble les 4 titres de l'album Cet Homme Est Mort de 1987 (dont les très bons "Que La Bête Meure" et "Poupée Vaudou") restés sur le carreau, tout comme le tout premier disque de Flitox, le EP "Numéro 1". En guise d'inédits, c'est un concert enregistré en 1986, qui est livré en intégralité. Morceaux Choisis est néanmoins bien plus qu'une séance de rattrapage, c'est un complément nécessaire pour que l'hommage au groupe parisien, l'un des premiers à importer le terme "hardcore" en France au beau milieu de la décennie 80, soit total et définitif. Mais en le montrant à toutes les étapes de sa "carrière" musicale, du punk brouillon de ses débuts en 1986 au hardcore métallisé de 1988, l'initiative se transforme comme un document exceptionnel sur l'évolution d'un groupe et du genre qu'il avait choisi pour s'exprimer. Cela intéressera les historiens du punk en France, mais aussi, espérons-le, un public plus jeune, avide de savoir d'où vient la musique qu'il écoute aujourd'hui. -Frank Frejnik-